Plein SUD n°18

La prévention ne doit plus être une réaction, mais une anticipation !

Chaleur et canicule au travail

C’est la rentrée pour de nombreux·ses agent·es à Saint-Herblain qui retrouvent le chemin du travail. 

Nous souhaitons à chacune et chacun une reprise la plus sereine possible. Après un printemps et un été marqués par des épisodes de canicule à répétition, vous êtes nombreux·euses à reprendre le travail avec des organismes encore éprouvés. Cette rentrée doit être synonyme de sécurité, de santé et de conditions de travail dignes. C’est le minimum que l’on puisse attendre lorsque l’on exerce une mission de service public. 

Pourtant, l’été 2026 a une nouvelle fois rappelé une évidence : la canicule n’est plus un phénomène exceptionnel. Elle est devenue un risque professionnel majeur. Dans les écoles, les crèches, les ateliers, dans les bibliothèques, les gymnases, les piscines, dans les bureaux ou sur le terrain, vous avez travaillé dans des conditions trop éprouvantes. Derrière les bulletins météo, il y a une réalité humaine : des femmes et des hommes qui continuent d’assurer le service public, parfois au détriment de leur santé. 

La Ville a engagé des actions c’est indéniable, mais elles restent insuffisantes face à des températures qui mettent en danger la santé des agent·es. Dès les premières chaleurs du mois de mai, nous savions que d’autres épisodes allaient suivre. Nous étions prévenus. Pourtant, nous n’étions toujours pas prêts. 

Face à cette situation, SUD a été la seule organisation syndicale à demander, dans l’attente de solutions pérennes, l’installation de systèmes de climatisation dans les écoles, dans les crèches et dans tous les bâtiments communaux afin de protéger les enfants accueillis comme les agent·es. Parce que protéger la santé n’est pas un confort, c’est une obligation. 

L’été touche à sa fin, mais le travail commence maintenant. La Ville dispose de plusieurs mois pour préparer les canicules de 2027. Adapter les bâtiments, investir et anticiper ne peuvent plus attendre. 

Le dérèglement climatique est une réalité durable. Les agent·es ne doivent plus subir les canicules : leur protection doit devenir une priorité absolue.

Congés reportés

Arrêt maladie, congé parental ou familial, congés bloqués par le service : quand on n'a pas pu poser ses congés annuels


L’EMPLOYEUR DOIT VOUS INFORMER PAR ÉCRIT ET DANS LES DÉLAIS !

Arrêt maladie, congé parental ou familial, congés bloqués par le service : quand on n’a pas pu poser ses congés annuels, ils sont reportables. Depuis le 13 août 2026, un décret oblige l’employeur à notifier à chaque agent·e ses jours reportés et leur date limite, sans cette information, le délai de report ne court pas. SUD fait le point pour que plus aucun jour ne disparaisse en silence.

UN DÉCRET QUI CHANGE LA DONNE

Jusqu’ici, beaucoup d’agent·es découvraient trop tard combien de jours il leur restait et surtout jusqu’à quand les utiliser.

Le décret n° 2026-768 du 11 août 2026 verrouille enfin un point que SUD réclamait : c’est à l’employeur, et à lui seul, de vous notifier vos droits. Pas à vous de courir après l’information.

Ces garanties ne tombent pas du ciel : elles découlent du droit européen sur les congés payés, que les employeurs publics ont longtemps traîné des pieds à appliquer………

Temps partiel thérapeutique : ce que le décret du 29 juillet 2026 change vraiment. Décret n° 2026-705 — applicable depuis le 1er août 2026

CONGÉS D’ÉTÉ : CONNAÎTRE SES DROITS, C’EST MIEUX PARTIR !

Ce que le décret du 29 juillet 2026 change vraiment !

Présentée comme une simplification, cette réforme place votre reprise à temps partiel sous le contrôle de l’administration. SUD fait le point, sans langue de bois.

Ce qu’on a perdu : 
Jusqu’ici, le certificat de votre médecin traitant suffisait : l’agent·e était placé·e en Temps Partiel Thérapeutique (TPT) pour les trois premiers mois, sans instruction préalable de l’employeur. C’est terminé.
Désormais, toute demande passe par une procédure d’instruction : l’administration examine, peut solliciter un avis médical, et peut refuser.
Ce qui relevait de votre médecin relève maintenant aussi de votre employeur.

Qui est concerné ?

Le texte couvre titulaires, stagiaires et contractuel·les des trois versants de la fonction publique. Le TPT reste un outil de reprise ou de maintien dans l’emploi pendant les soins, mais son accès est désormais conditionné à une décision administrative.

Les nouveaux délais : ce qu’ils signifient concrètement

Canicule – un Îlot (dé)senchanté à la Bibliothèque ?

Objet : Canicule : un Îlot (dé)senchanté à la Bibliothèque ?

Madame Duméril,

La Bibliothèque Hermeland fait partie des deux lieux publics herblinois servant de refuge à la population pendant les épisodes de canicule qui se répètent, épisodes qui risquent de se démultiplier année après année.

Si les habitants herblinois semblent satisfaits par cette solution, il ne faudrait pas oublier les conditions de travail des agent.es de la Bibliothèque qui ne sont pas optimales dans ces conditions particulières.

Plusieurs demandes ont été formulées à l’intention de la DRH et de la Direction Générale, certaines depuis des années : elles demeurent lettres mortes, sans réponses.

Le Syndicat Sud veut bien croire que les finances de la Ville ne sont pas extensibles, mais il y a des priorités, la santé des agent.es en fait partie.

Les épisodes de chaleur déclenchant des alertes rouges vont devenir de plus en plus fréquentes, il s’agit donc de trouver des solutions pérennes, et non pas d’improviser le moment venu face à des situations dangereuses pour toutes et tous.

Premier problème : il faut mettre des filtres sur les vitres des toits, des voiles d’ombrages, (qui ont été refusés), une pergola, des filtres sur les vitres du couloir, de l’espace ludique.

C’est une demande récurrente, la Ville botte en touche, cela n’est plus entendable : c’est une mesure indispensable à réaliser.

Deuxième problème : la climatisation des espaces accueillant du public (pas tous qui plus est) est systématiquement réglée sur 26 degrés.

Or des mesures régulièrement prises en situation de canicule démontrent que cette température n’est effective qu’à certains endroits, près de la sortie de climatisation. L’espace est immense, et la température réelle dans l’essentiel du bâtiment frôle alors les 28 degrés, voire les 30 degrés à l’accueil, et plus encore en espace ludique (32).

Depuis l’an dernier Sud réclame un réglage de la climatisation à 24 degrés, afin que les 26 degrés souhaités soient une réalité. Ce qui compte, c’est le réel, et nous demandons à la Ville de ne pas se réfugier derrière un réglage théorique qui ne correspond pas à la réalité de terrain.

Il faut également supprimer une règle tout à fait absurde : que la température extérieure ne conditionne pas la mise en route de la climatisation à l’intérieur de la médiathèque. A ce jour, si la température extérieure ne dépasse pas les 26 degrés, la mise en route de la clim est suspendue, quand bien même la température à l’intérieur du bâtiment dépasse allègrement ces mêmes 26 degrés, ce qui arrive fréquemment !

Ainsi ces jours-ci des agent.es d’entretien ont travaillé avec une température supérieure à 29 degrés !

Troisième problème : la ventilation nocturne qui ne sert strictement à rien. Au petit matin la température intérieure de la médiathèque ne tire aucun parti de cette ventilation, au point qu’on pourrait se demander si elle est réellement mise en route. Si elle l’est, cela prouve que les circuits faisant venir l’air extérieur ne fonctionnent pas. Il y a peut-être des travaux à effectuer pour rendre cette ventilation utile et efficace.

Quatrième problème : la climatisation ne concerne qu’une partie de l’espace accueillant du public ; les espaces réservés au personnel ne sont pas concernés. Résultat les températures dans les bureaux sont trop élevées. Quand on demande aux agent.es de venir travailler de 13h30 à 19h pendant la canicule, il est nécessaire qu’ils puissent travailler ou se reposer -quand ils ne sont pas en service public- dans des bureaux dont la température demeure raisonnable. Ce n’est pas le cas aujourd’hui.

SUD demande à la collectivité de prendre les mesures nécessaires afin que l’ensemble du bâtiment soit climatisé, que la température y soit réellement à 26 degrés, partout, afin de ne pas usurper la fière dénomination « d’ilot magique de fraicheur enchantée». N’oublions pas que la cigale en chantait aussi tout l’été, on a vu le résultat.

SUD a été interpelé par des agent.es de la Bibliothèque qui souhaitent travailler dans des conditions décentes par temps de canicule, et ce n’est pas parce qu’il y a des problèmes dans d’autres services que la situation ne doit pas être traitée en profondeur.

Je vous prie d’agréer, Madame l’Adjointe au Personnel, l’expression de mes salutations respectueuses.

Le secrétaire Adjoint
Aurélien CORMIER

Demande de mise en place de la climatisation dans les écoles, crèches et bâtiments publics exposés aux fortes chaleurs

Objet : Demande de mise en place de la climatisation dans les écoles, crèches et bâtiments publics exposés aux fortes chaleurs

Monsieur le Maire,

Le syndicat SUD souhaite de nouveau vous alerter sur les conditions de travail et d’accueil dans les bâtiments publics lors des épisodes de fortes chaleurs, en particulier dans les écoles, les crèches et les bâtiments de la Ville de Saint-Herblain. 

Ces derniers jours, les températures extérieures ont atteint des niveaux particulièrement préoccupants, que l’on retrouve normalement dans les déserts chauds. Dans plusieurs bâtiments, il devient désormais impossible de maintenir des températures acceptables lorsque l’extérieur dépasse largement les 36 degrés. 

Cette situation met en difficulté les agent·es, les enfants, les personnels enseignants, les personnels des crèches, ainsi que l’ensemble des usagers accueillis dans les équipements publics. Elle pose une véritable question de santé publique, de prévention des risques professionnels et de protection des publics les plus vulnérables. 

SUD souhaite saluer le courage, le professionnalisme et l’engagement des agent·es qui, durant ces quatre jours de forte canicule, ont continué à assurer leurs missions au service des enfants, des familles, des séniors et du public. Travailler dans de telles conditions, parfois avec des températures extrêmement élevées, demande un véritable sens du service public. Il faut le dire clairement : 44 degrés dans une ville du 44, ce n’est pas une situation habituelle. Ce niveau de chaleur doit nous obliger collectivement à changer d’échelle dans les réponses apportées, car les agent·es ne peuvent pas continuer à compenser, par leur seule implication, l’insuffisance des moyens matériels face au dérèglement climatique. 

SUD tient également à souligner que nous sommes persuadés que la direction de la DPAT met tout en œuvre pour garantir les meilleures conditions possibles. Les agent·es de cette direction sont mobilisé·es au pied levé pour régler les problèmes de température, souvent dans l’urgence et avec les moyens disponibles. 

Nous tenons également à reconnaître que le service PST a été au rendez-vous durant la période de canicule. Il a cherché à répondre aux situations signalées et aux difficultés rencontrées par les services. 

Cependant, malgré l’engagement des services, la situation climatique évolue fortement. Les épisodes de canicule sont de plus en plus fréquents, plus longs et plus intenses. Il ne peut plus s’agir uniquement de mesures ponctuelles ou d’interventions d’urgence. La collectivité doit désormais anticiper et engager une véritable politique d’adaptation des bâtiments publics aux fortes chaleurs. 

C’est pourquoi le syndicat SUD demande, dans un premier temps, la mise en place de la climatisation dans les écoles et les crèches, afin de protéger prioritairement les enfants, les agent·es municipaux, les personnels enseignants.  

À défaut d’une climatisation dans l’ensemble des bâtiments concernés, SUD demande que la Ville engage des travaux de rénovation thermique des écoles, crèches et bâtiments publics les plus exposés, afin de réduire durablement les températures intérieures et de protéger efficacement les enfants, les agent·es, les personnels enseignants et le public. Il ne s’agit plus seulement de gérer l’urgence pendant les pics de chaleur, mais d’adapter réellement les bâtiments publics aux conditions climatiques sur le long terme. 

Cette demande doit s’inscrire dans un plan global comprenant notamment : 

– un diagnostic précis des bâtiments les plus exposés à la chaleur ; 

– une programmation budgétaire pour équiper les écoles et les crèches ; 

– des solutions durables et adaptées bâtiment par bâtiment ; 

– une information régulière des représentant·es du personnel ; 

– une consultation des agent·es concerné·es sur les difficultés rencontrées. 

Pour SUD, la santé des agent·es et la protection des enfants doivent être une priorité absolue. Les fortes chaleurs ne sont plus un phénomène exceptionnel : elles deviennent une réalité durable à laquelle la collectivité doit répondre avec des moyens à la hauteur. 

Monsieur le Maire, vous connaissez notre attachement à la santé des agent·es et au service public. C’est pourquoi nous espérons une réponse rapide à notre courrier. 

Dans l’attente de votre retour, je vous prie d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de mes salutations respectueuses.  

Pour le bureau de SUD, 

Le Secrétaire de la section SUD CT Saint-Herblain

David JANNIN