
Objet : Canicule : un Îlot (dé)senchanté à la Bibliothèque ?
Madame Duméril,
La Bibliothèque Hermeland fait partie des deux lieux publics herblinois servant de refuge à la population pendant les épisodes de canicule qui se répètent, épisodes qui risquent de se démultiplier année après année.
Si les habitants herblinois semblent satisfaits par cette solution, il ne faudrait pas oublier les conditions de travail des agent.es de la Bibliothèque qui ne sont pas optimales dans ces conditions particulières.
Plusieurs demandes ont été formulées à l’intention de la DRH et de la Direction Générale, certaines depuis des années : elles demeurent lettres mortes, sans réponses.
Le Syndicat Sud veut bien croire que les finances de la Ville ne sont pas extensibles, mais il y a des priorités, la santé des agent.es en fait partie.
Les épisodes de chaleur déclenchant des alertes rouges vont devenir de plus en plus fréquentes, il s’agit donc de trouver des solutions pérennes, et non pas d’improviser le moment venu face à des situations dangereuses pour toutes et tous.
Premier problème : il faut mettre des filtres sur les vitres des toits, des voiles d’ombrages, (qui ont été refusés), une pergola, des filtres sur les vitres du couloir, de l’espace ludique.
C’est une demande récurrente, la Ville botte en touche, cela n’est plus entendable : c’est une mesure indispensable à réaliser.
Deuxième problème : la climatisation des espaces accueillant du public (pas tous qui plus est) est systématiquement réglée sur 26 degrés.
Or des mesures régulièrement prises en situation de canicule démontrent que cette température n’est effective qu’à certains endroits, près de la sortie de climatisation. L’espace est immense, et la température réelle dans l’essentiel du bâtiment frôle alors les 28 degrés, voire les 30 degrés à l’accueil, et plus encore en espace ludique (32).
Depuis l’an dernier Sud réclame un réglage de la climatisation à 24 degrés, afin que les 26 degrés souhaités soient une réalité. Ce qui compte, c’est le réel, et nous demandons à la Ville de ne pas se réfugier derrière un réglage théorique qui ne correspond pas à la réalité de terrain.
Il faut également supprimer une règle tout à fait absurde : que la température extérieure ne conditionne pas la mise en route de la climatisation à l’intérieur de la médiathèque. A ce jour, si la température extérieure ne dépasse pas les 26 degrés, la mise en route de la clim est suspendue, quand bien même la température à l’intérieur du bâtiment dépasse allègrement ces mêmes 26 degrés, ce qui arrive fréquemment !
Ainsi ces jours-ci des agent.es d’entretien ont travaillé avec une température supérieure à 29 degrés !
Troisième problème : la ventilation nocturne qui ne sert strictement à rien. Au petit matin la température intérieure de la médiathèque ne tire aucun parti de cette ventilation, au point qu’on pourrait se demander si elle est réellement mise en route. Si elle l’est, cela prouve que les circuits faisant venir l’air extérieur ne fonctionnent pas. Il y a peut-être des travaux à effectuer pour rendre cette ventilation utile et efficace.
Quatrième problème : la climatisation ne concerne qu’une partie de l’espace accueillant du public ; les espaces réservés au personnel ne sont pas concernés. Résultat les températures dans les bureaux sont trop élevées. Quand on demande aux agent.es de venir travailler de 13h30 à 19h pendant la canicule, il est nécessaire qu’ils puissent travailler ou se reposer -quand ils ne sont pas en service public- dans des bureaux dont la température demeure raisonnable. Ce n’est pas le cas aujourd’hui.
SUD demande à la collectivité de prendre les mesures nécessaires afin que l’ensemble du bâtiment soit climatisé, que la température y soit réellement à 26 degrés, partout, afin de ne pas usurper la fière dénomination « d’ilot magique de fraicheur enchantée». N’oublions pas que la cigale en chantait aussi tout l’été, on a vu le résultat.
SUD a été interpelé par des agent.es de la Bibliothèque qui souhaitent travailler dans des conditions décentes par temps de canicule, et ce n’est pas parce qu’il y a des problèmes dans d’autres services que la situation ne doit pas être traitée en profondeur.
Je vous prie d’agréer, Madame l’Adjointe au Personnel, l’expression de mes salutations respectueuses.
Le secrétaire Adjoint
Aurélien CORMIER




