
Bonjour Monsieur,
Depuis de nombreux mois nous n’avons plus accès par notre badge à la salle de réunion des élu·es, en tant que délégué·es syndicaux.
Malgré une demande relayée par la DRH, rien ne bouge.
La DRH nous a confirmé que ce changement provenait de la direction du cabinet du Maire de Saint-Herblain.
Nous avions accès à cette salle, ce qui nous permettait de déposer nos tracts et communiqués, nombreux, dans les boites aux lettres de tous les élu·es, opposition comprise.
Cela nous permettait également d’accéder à la salle où la Ville nous convie régulièrement à des réunions, à l’instar de la DRH, dont les services ont, eux, accès par leur badge à cette salle de réunion des élu·es.
Du jour au lendemain notre badge n’a plus fonctionné, sans que nous n’ayons ni été prévenus, ni reçu la moindre explication, ce qui témoigne au mieux d’un laxisme surprenant, au pire d’un mépris bien carré envers les syndicats. Les badges de la DRH ont eux continué à fonctionner. Nous syndicats, avons été visés par cette mesure coercitive.
Nous rappelons que la Ville se doit de respecter les droits des syndicats, donc le dialogue social, élément primordial du bon fonctionnement d’une démocratie locale.
Or par cette action ce respect a été bafoué, et l’équilibre démocratique mis à mal. La collectivité ne peut entraver selon son bon vouloir la diffusion des informations syndicales, que ce soit envers les agent·es comme envers les élu·es, notamment ceux et celles de l’opposition que nous ne croisons pas aux différentes instances.
Ceci est grave et inquiétant au regard de cet équilibre démocratique indispensable au bon fonctionnement de notre collectivité.
Nous attendons des explications, des excuses, et surtout le rétablissement aux permanent·es syndicaux de l’accès aux boites aux lettres des élues qui ont toutes et tous le droit d’être informé·es du travail des syndicats et de ce qu’il se passe dans notre Collectivité.
Nous sommes très inquiets de ces méthodes utilisées qui consistent à nous barrer l’accès à la diffusion de l’information syndicale de manière autoritaire et silencieuse.
Si vous persistez à nous refuser cet accès, nous alerterons la presse sur les méthodes que vous employez.
Merci d’avance pour votre compréhension.
Bien cordialement,
Le Bureau de SUD



