
DE – Changement équipement vaisselle écoles Pour Information
Depuis 2025, la loi EGALIM interdit l’usage du plastique pour la cuisson, le réchauffage et le service dans les restaurants scolaires. La Ville de Saint-Herblain a donc engagé le remplacement complet de la vaisselle plastique, le choix s’est porté sur des assiettes en porcelaine de 365g.
Le 1er octobre dernier, le syndicat SUD a rencontré la Ville et la direction de l’Éducation afin d’aborder la situation actuelle des écoles et les difficultés rencontrées par les agent·es sur le terrain.En amont de cette réunion, SUD a transmis à la collectivité un état des lieux détaillé, école par école, conditions matérielles dégradées, difficultés d’organisation, et absence de remplacements.
Comme l’a rappelé le syndicat SUD, la nouvelle vaisselle imposée par la collectivité est nettement plus lourde et totalement inadaptée aux conditions réelles de travail dans les restaurants scolaires. Loin d’améliorer le service ou le confort des enfants, elle accentue la pénibilité des tâches, aggrave les troubles musculo–squelettiques déjà présents et fragilise la santé des agent·es de restauration.
Dans plusieurs écoles, les postes de plonge ne sont pas conçus pour accueillir ce type de matériel: plans inclinés, bacs et espaces de séchage sont inadaptés, ce qui oblige les agent·es à multiplier les manutentions, torsions et ports de charges. Ces gestes répétés et contraints augmentent fortement les risques de douleurs dorsales, de tendinites et d’accidents liés à la fatigue physique.
À cela s’ajoute un manque criant de matériel adapté : absence de chariots pour les paniers à verres, insuffisance de chariots de service, zones d’entreposages trop étroites…autant de contraintes qui aggravent encore la pénibilité quotidienne.
Le syndicat SUD a rappelé que les anciennes assiettes en plastique pesaient environ 160 g, alors que les nouvelles assiettes atteignent 365 g, soit plus du double du poids. Ce surcroît de charge, répété des dizaines de fois par jour, a un impact direct sur la santé physique des agent·es.
De plus le choix du matériel a été effectué dans un cercle restreint, sans réelle concertation avec les agent·es directement concerné.es, pourtant les mieux placé.es pour évaluer les contraintes de terrain. Pour SUD, cette situation illustre un manque d’écoute et de prise en compte de la réalité du travail.
Le syndicat SUD a demandé qu’un nouveau choix de vaisselle soit réexaminé lors du prochain marché public, qu’une évaluation ergonomique complète soit menée avec les représentants du personnel et le service de prévention, et que des mesures correctives immédiates soient prises pour réduire la pénibilité : chariots adaptés, aménagements de plonge, effectifs suffisants.
La santé des agent·es n’est pas négociable. SUD exige des actes concrets et rapides, afin que les choses ne se fasse pas au détriment de la santé, de la sécurité et de la dignité du personnel.
Enfin, SUD a demandé que le personnel absent soit remplacé car les agent·es sont à bout !
La Ville et la direction de l’éducation nous ont précisé que des achats de matériels étaient en cours, que les remplacements étaient aujourd’hui assurés à près de 100 % en restauration et au meilleur possible en entretien ainsi que pour les autres branches du service.
Assistants de Prévention (AdP) – Nomination Pour Avis
Il est demandé à la F3SCT de porter un avis sur les 2 nouvelles nominations. Le réseau ADP sera donc désormais composé de 38 ADP.
SUD a rappelé qu’en F3SCT le 25 juin dernier, un avis favorable avait été émis par les deux collèges pour porter le réseau des ADP à 37 agents. Or il nous a été demandé de voter pour deux nouvelles nominations, portant le total à 38, alors que nous devrions être à 39. Il nous a été indiqué qu’un ADP nommé en juin 2025 ne pouvait finalement pas poursuivre sa mission. Les élu·es SUD ont souligné qu’il aurait été légitime d’en être informé en amont de l’instance.
Cette mesure vient enfin reconnaître l’importance des missions exercées par les ADP dans la prévention des risques professionnels, la protection de la santé des agent·es et la sécurité au travail.
SUD a précisé qu’il avait été le seul syndicat à inscrire cette revendication dans sa profession de foi lors des élections professionnelles de 2022… Et notamment pour répondre à la CGT qui revendique la copaternité d’un combat qu’elle n’avait jamais manifesté dans ses engagements électoraux de sa profession de foi… Elle n’a commencé à évoquer cette indemnité qu’après 2022, au moment où le rapport de force engagé par SUD produisait déjà ses effets.
Notre syndicat continuera, comme il l’a toujours fait, à défendre les droits des agent·es avec rigueur, transparence et persévérance, sans opportunisme ni récupération.
DJSAS – Présentation démarche diagnostic Pour information
Face à des situations complexes signalées au printemps 2025, la Direction générale a programmé un audit de fonctionnement de la direction, confié au cabinet QRH.
Le syndicat SUD a souhaité réagir au diagnostic de fonctionnement actuellement conduit au sein de la direction concernée. Les risques psychosociaux constatés ne sont ni le fruit du hasard, ni de simples tensions interpersonnelles. Ils sont la conséquence directe du mode de gouvernance et de pratiques managériales délétères établies depuis plusieurs années. Cela fait 7 à 8 ans que le syndicat SUD entend les mêmes effets d’annonces, les mêmes discours sur la bienveillance et les mêmes promesses d’améliorations. Pourtant, les faits sont là : rien n’a changé, et des dysfonctionnements sans fin, graves, se succèdent inlassablement dans le service.
SUD a relevé à plusieurs reprises des comportements inacceptables, notamment des agressions commises par certains encadrants, sans qu’aucune mesure réelle pour y mettre un terme n’ait été prise. Cerise sur le gâteau, des délégués syndicaux ont pu être agressés, dans une indifférence totale.
Notre syndicat a dénoncé ces dérives, elles ont été ignorées, balayées. En revanche, quand le médecin de prévention a alerté officiellement les élus sur la hausse préoccupante des risques psychosociaux, il est devenu impossible de continuer à dissimuler la réalité.
S’agissant de l’atelier syndical du 15 septembre avec l’audit, SUD tient à préciser que certaines réflexions formulées par d’autres organisations syndicales sur des encadrants nous ont semblé davantage relever du règlement de compte personnel que d’une analyse objective et collective de la situation.
Pour SUD, l’objectif n’est pas de désigner des boucs émissaires, mais de mettre à jour ce qui s’est véritablement passé, que la réalité des responsabilités de la situation soient traitées avec impartialité dans l’intérêt du bien commun.
Le syndicat SUD a le sentiment que cet audit ne pourra être utile que s’il aboutit à une remise en question profonde des pratiques et des décisions stratégiques prises au sommet.
SUD rappelle que l’employeur a une obligation légale de protéger la santé physique et mentale des agent.es et qu’il en porte l’entière responsabilité. Nous demandons donc que cette démarche ne serve pas à diluer les responsabilités, mais à engager des actions concrètes et immédiates pour restaurer la confiance, la sécurité et la dignité des agent·es.
SUD restera vigilant, exigeant et déterminé à faire reconnaître les causes structurelles de la souffrance au travail des agent.es.
Contrairement à la CGT, qui s’est opposée à la mise en place d’un audit externe sous prétexte de son coût, le syndicat SUD rappelle qu’on ne peut pas, d’un côté, dénoncer la souffrance au travail, et de l’autre, refuser les outils permettant de l’objectiver et de la réduire efficacement.
Un audit réalisé par un cabinet indépendant est un levier essentiel pour établir un diagnostic neutre, écouter les agents et identifier les dysfonctionnements réels. Refuser cette démarche, c’est entretenir l’opacité et retarder les solutions concrètes.
Pour SUD, la transparence et l’action priment. Nous soutenons toute initiative qui donne la parole aux agents et permet d’améliorer leurs conditions de travail. Le coût de l’audit ne saurait justifier l’inaction face à la souffrance professionnelle. Le véritable coût, c’est celui des arrêts, des conflits, et de la perte de sens.
DPAT – Projet Atelier DNPE – Clos Fleuri Pour information
En 2022, la F3SCT a programmé une visite des locaux jardiniers du Clos Fleuri (unité Est du service Gestion des espaces verts et naturels) à la suite de signalements : humidité, chaleur excessive, problèmes d’accès à la cuve carburant et de manutention de la tonne à eau. La visite du 2 mars 2022, suivie d’un compte rendu validé le 22 mars 2022, a conduit au lancement d’études et d’engagements financiers pour améliorer les conditions de travail et de sécurité. Depuis 2023, plusieurs améliorations prioritaires ont été réalisées : Remplacement des fenêtres des vestiaires par des ouvrants. Déplacement de la cuve carburant de la mezzanine vers le rez-de-chaussée. Les autres points identifiés ont été intégrés dans un projet global de rénovation et d’extension des locaux (atelier et espaces de vie). L’avant-projet définitif (APD) a étéadopté en avril 2025. Le chantier doit être livré en décembre 2026.
Lors de la Réunion Technique Préparatoire (RTP) du 8 octobre dernier, le syndicat SUD a interrogé la Direction des Ressources Humaines sur les solutions envisagées pour le repli temporaire des jardiniers de la DNPE pendant la durée des travaux. Il nous a été indiqué qu’aucune décision n’avait encore été arrêtée.
Cependant, dès l’après-midi même, les jardiniers de l’unité Est nous ont informés que le choix du bâtiment Grand B avait d’ores et déjà été communiqué. Le 14 octobre, un nouveau revirement est constaté : le collège Renan, et plus précisément le bâtiment des professeurs, aurait finalement été retenu.
Le syndicat SUD s’étonne de cette contradiction manifeste entre les déclarations de la DRH en réunion et les informations déjà transmises aux agent·es de terrain, qui semblent avoir été mis devant le fait accompli.
Concernant le Grand B, les jardiniers ont unanimement exprimé leur refus.
Il nous été précisé qu’effectivement ce choix n’avait pas été retenu compte tenu de vestiaires et de locaux totalement inadaptés ainsi que de risques liés à des produits sanitaires. Malgré ces évidences immédiates, les jardiniers ont dû sérieusement batailler pour être entendus, ce qui est un comble. La santé, le bien-être et la sécurité des agent.es ne devraient même pas être un sujet de débat.
Le syndicat SUD a donc déclaré que le vestiaire du couloir n’était pas la seule raison de la crispation des jardiniers voici en détail ces points qui posaientproblème :
- Absence de vestiaires adaptés : les agents devraient se changer dans un couloir, ce qui est indigne et non conforme aux règles d’hygiène et de sécurité.
- Locaux exigus et inadaptés : mauvaise ventilation, aucun espace pour faire sécher les vêtements de travail, conditions de confort très dégradées.
- Sécurité insuffisante : va-et-vient constant du public du centre social, absence de sécurisation des effets personnels.
- Manque de confidentialité : impossibilité de tenir des réunions professionnelles ou de chantier dans un espace ouvert au public.
- Non-respect de l’intimité et de l’égalité professionnelle : une seule douche pour 8 à 9 agents, avec des aménagements précaires (rideau en bout de couloir), inacceptables pour la collègue féminine.
- Risques sanitaires : présence de produits d’entretien et d’émanations dans le local prévu pour l’agent de maîtrise.
Le syndicat SUD a demandé qu’une solution alternative, conforme aux conditions de travail décentes et respectueuses des droits des agent·es soit trouvée rapidement.
DE – Déménagement GS Bernardière Pour Information
Le groupe scolaire de la Bernardière (construit en 1970) sera rénové et agrandi dans le cadre du projet Grand Bellevue, passant de 13 à 19 classes et visant une meilleure performance énergétique (E3D), une accessibilité totale et l’adaptation aux enjeux climatiques. Les travaux débuteront en janvier 2026 pour 18 mois, nécessitant le transfert temporaire des activités scolaires et périscolaires vers le collège É. Renan à compter du 3 novembre 2025. Le déménagement sera assuré par une société spécialisée fin octobre (semaines 43-44). Des réunions d’information et de concertation ont eu lieu avec les personnels et les familles pour préparer le transfert et ajuster les moyens humains. Les agents n’ont pas exprimé d’inquiétudes, et les équipements adaptés aux enfants sont confirmés. Un calendrier précis (avril à novembre 2025) encadre la préparation, le transfert et la reprise des cours.
Le syndicat SUD a salué la qualité du dossier présenté ainsi que la clarté des réponses apportées à ses questions, notamment en ce qui concerne les dispositifs d’accompagnement des enfants et les règles de sécurité mises en œuvre pour les trajets entre l’école et le collège.
Concernant les modalités de transport, il est prévu que les trajets entre les deux sites soient assurés par trois moyens : le bus, le Woodybus (véhicule à assistance électrique accueillant jusqu’à huit enfants) et le pédibus (trajet encadré à pied). Cinq animateurs sont spécifiquement mobilisés sur cette mission : deux pour l’accompagnement en bus, deux pour le pédibus, et un pour la conduite du Woodybus.
S’agissant de la sécurité des trajets, les itinéraires ont été définis avec Nantes Métropole pour limiter les risques liés à la circulation. Des gilets fluorescents et descasques seront fournis. Une attention particulière devra être portée aux conditions hivernales (visibilité, météo).
Enfin, une visite du site est annoncée pour l’année 2026.