COMMUNIQUÉ DE SOUTIEN 

Cabinet médical du Sillon : SUD aux côtés des quatre médecins

Le syndicat SUD CT Saint-Herblain apporte son total soutien aux quatre médecins du Sillon de Bretagne qui alertent sur la fermeture programmée de leur cabinet à la fin de l’année 2026.

Depuis près de 50 ans, ce cabinet fait partie de la vie du quartier. Il joue un rôle essentiel pour les habitantes et les habitants du Sillon. Des agent·es de la Ville de Saint-Herblain y consultent également, ce cabinet répond à un véritable besoin de proximité.

Dans un contexte où trouver un médecin devient plus difficile chaque jour, cette fermeture serait dramatique pour les habitants du quartier :

Il faut agir pour que ce ne soit pas le cas.

Le syndicat SUD CT Saint-Herblain est aux côtés des médecins du Cabinet médical du Sillon afin de défendre son maintien et préserver l’accès aux soins des habitant·es et des agent·es de la Ville de saint-herblain.

Arrêt maladie

LES ARRÊTS MALADIES : C’EST PLUS STRICT,
ET CE N’EST FINI !

Cerfa sécurisé obligatoire, durées d’arrêt plafonnées, contrôles de présence au domicile, rémunération suspendue : depuis le 1er septembre 2026, le décret 2026-705 du 29 juillet 2026 aligne les agent·es publics sur les règles du privé, et choisit la suspicion plutôt que la prévention. SUD décrypte ce qui vous attend, et ce qu’il faut faire pour ne pas y laisser votre rémunération.

31 jours : DURÉE MAXIMALE D’UN PREMIER ARRÊT (62 J. PAR PROLONGATION, SAUF DÉROGATION MÉDICALE)

48H : POUR TRANSMETTRE VOTRE ARRÊT À L’EMPLOYEUR, RETARD NON JUSTIFIÉ : RETENUE DE 50 %

9h-11h 14h-16h : PRÉSENCE OBLIGATOIRE À DOMICILE SI LES SORTIES SONT AUTORISÉES MAIS NON LIBRES

  1. CE QUI A BASCULÉ AU 1ER SEPTEMBRE

Le décret transpose aux trois versants de la fonction publique, pour les fonctionnaire et les contractuel·les, des règles jusqu’ici réservées aux salarié·es du privé.

Tout arrêt devra être établi sur le formulaire Cerfa sécurisé, avec ses mentions obligatoires et l’indication des sorties (libres, autorisées ou interdites).

Ce texte modifie en profondeur les décrets qui régissent nos congés maladie (n° 87-602 pour les fonctionnaires territoriaux, n°88-145 pour les contractuel·les)..

  • DES ARRÊTS SOUS PLAFOND

Un premier arrêt ne pourra plus dépasser 31 jours, une prolongation 62 jours, sauf dérogation que le médecin devra justifier.

Attention au piège : pour garder votre rémunération, la prolongation doit venir du prescripteur initial ou de votre médecin traitant (exceptions : spécialiste, remplaçant, hospitalisation, impossibilité réelle type SOS Médecins).

Une prolongation par un autre médecin peut vous coûter votre traitement.

  • DES CONTRÔLES AU DOMICILE

L’employeur pourra faire vérifier, par toute personne habilitée, votre présence à domicile (ou sur votre lieu de repos déclaré) : sorties non autorisées, ou créneaux 9h-11h / 14h-16h.

Absence injustifiée ou refus du contrôle : rémunération coupée jusqu’à la fin de l’arrêt et la période reste décomptée de vos droits à congé. La double peine.

Ce contrôle vise : CMO, CLM, CLD, CITIS et grave maladie. Les contractuel·les restent soumis·es à l’examen du médecin agréé.

  • VOS OBLIGATIONS, NOIR SUR BLANC

Transmettez votre arrêt de travail à l’autorité territoriale dans un délai de 48 heures. Tout retard non justifié peut entraîner une retenue de 50 % sur votre rémunération.

SUD CT Saint-Herblain vous recommande d’envoyer votre arrêt de travail par voie électronique, afin de disposer d’une preuve de transmission, en complément de l’envoi postal lorsque celui-ci est requis.

L’interdiction de toute activité rémunérée pendant l’arrêt, qui visait les CLM et CLD, est étendue au congé de maladie ordinaire.

CLM, CLD : MOINS DE GARANTIES COLLECTIVES

Les congés de longue maladie et de longue durée pourront être accordés ou renouvelés jusqu’à 6 mois, sans plancher de 3 mois : la porte ouverte aux périodes courtes, à renégocier sans cesse.

Le conseil médical ne sera plus saisi ni au passage à demitraitement, ni au renouvellement après épuisement du plein traitement.

Et le recours au conseil médical supérieur contre l’avis d’un médecin agréé est supprimé : une voie de contestation en moins pour les agent·es.

  • TEMPS PARTIEL THÉRAPEUTIQUE : NOUVELLE DONNE

Depuis le 1er août 2026 : décision au plus tard le jour de la reprise après CLM, CLD, CITIS ou disponibilité santé, sinon sous 30 jours ; plus de durée minimale, dans la limite d’un an.

Tout refus ou interruption doit être motivé : entretien préalable (avec l’assistance de votre choix) si le motif est le service, avis d’un médecin agréé s’il est médical. En cas de contestation devant le conseil médical, votre TPT en cours est prolongé jusqu’à l’avisla consultation d’un médecin agréé est obligatoire avant tout refus de TPT

À L’EXPIRATION DES DROITS

  • possibilité de suivre une formation ou un bilan de compétences un congé santé (avis favorable du médecin agréé, réponse de la collectivité sous 30 jours) ;
  • une indemnité d’attente pour les agent·es en fin de droits CMO qui attendent l’attribution d’un CLM ou CLD ;
  • une visite de pré-reprise auprès du médecin du travail après plus de 30 jours d’arrêt, mais seulement à partir de 2028 ;
  • des examens médicaux possibles à distance, par téléconsultation encadrée.

L’ANALYSE SUD : SOIGNER, PAS SURVEILLER

Un arrêt de travail n’est jamais auto-prescrit. C’est une décision médicale, prise par un·e professionnel·le de santé au vu de votre état.

Stigmatiser les malades et les présumer fraudeur·ses détourne l’attention des vrais enjeux : l’accès aux soins, la prévention, les conditions de travail. Ce décret organise le contrôle des agent·es plutôt que l’amélioration de leur prise en charge, et ce n’est pas fini.

CE QUE SUD DEMANDE
  • l’abandon de la logique contrôle-sanction envers les agent·es malades ;
  • le rétablissement du recours au conseil médical supérieur ;
  • aucune retenue de rémunération sans procédure contradictoire ;
  • le strict respect du secret médical dans tous les contrôles ;
  • de vrais moyens pour la médecine du travail et la prévention ;
  • des remplacements et des effectifs, pas la chasse aux absent·es.

EN ARRÊT MALADIE, PENSEZ-Y

  • transmettre les volets sous 48 h et garder une preuve d’envoi ;
  • vérifier sur le Cerfa le régime des sorties et les horaires ;
  • faire prolonger par le prescripteur initial ou votre médecin traitant ;
  • conserver les justificatifs de soins et rendez-vous médicaux ;
  • ne pas exercer d’activité rémunérée, même en CMO ;
  • contrôle, retenue, refus de TPT ? contacter SUD immédiatement.

Contrôlé·e, convoqué·e, sanctionné·e ? Contactez SUD !

Plein SUD n°18

La prévention ne doit plus être une réaction, mais une anticipation !

C’est la rentrée pour de nombreux·ses agent·es à Saint-Herblain qui retrouvent le chemin du travail. 

Nous souhaitons à chacune et chacun une reprise la plus sereine possible. Après un printemps et un été marqués par des épisodes de canicule à répétition, vous êtes nombreux·euses à reprendre le travail avec des organismes encore éprouvés. Cette rentrée doit être synonyme de sécurité, de santé et de conditions de travail dignes. C’est le minimum que l’on puisse attendre lorsque l’on exerce une mission de service public. 

Pourtant, l’été 2026 a une nouvelle fois rappelé une évidence : la canicule n’est plus un phénomène exceptionnel. Elle est devenue un risque professionnel majeur. Dans les écoles, les crèches, les ateliers, dans les bibliothèques, les gymnases, les piscines, dans les bureaux ou sur le terrain, vous avez travaillé dans des conditions trop éprouvantes. Derrière les bulletins météo, il y a une réalité humaine : des femmes et des hommes qui continuent d’assurer le service public, parfois au détriment de leur santé. 

La Ville a engagé des actions c’est indéniable, mais elles restent insuffisantes face à des températures qui mettent en danger la santé des agent·es. Dès les premières chaleurs du mois de mai, nous savions que d’autres épisodes allaient suivre. Nous étions prévenus. Pourtant, nous n’étions toujours pas prêts. 

Face à cette situation, SUD a été la seule organisation syndicale à demander, dans l’attente de solutions pérennes, l’installation de systèmes de climatisation dans les écoles, dans les crèches et dans tous les bâtiments communaux afin de protéger les enfants accueillis comme les agent·es. Parce que protéger la santé n’est pas un confort, c’est une obligation. 

L’été touche à sa fin, mais le travail commence maintenant. La Ville dispose de plusieurs mois pour préparer les canicules de 2027. Adapter les bâtiments, investir et anticiper ne peuvent plus attendre. 

Le dérèglement climatique est une réalité durable. Les agent·es ne doivent plus subir les canicules : leur protection doit devenir une priorité absolue.

Congés reportés


L’EMPLOYEUR DOIT VOUS INFORMER PAR ÉCRIT ET DANS LES DÉLAIS !

Arrêt maladie, congé parental ou familial, congés bloqués par le service : quand on n’a pas pu poser ses congés annuels, ils sont reportables. Depuis le 13 août 2026, un décret oblige l’employeur à notifier à chaque agent·e ses jours reportés et leur date limite, sans cette information, le délai de report ne court pas. SUD fait le point pour que plus aucun jour ne disparaisse en silence.

UN DÉCRET QUI CHANGE LA DONNE

Jusqu’ici, beaucoup d’agent·es découvraient trop tard combien de jours il leur restait et surtout jusqu’à quand les utiliser.

Le décret n° 2026-768 du 11 août 2026 verrouille enfin un point que SUD réclamait : c’est à l’employeur, et à lui seul, de vous notifier vos droits. Pas à vous de courir après l’information.

Ces garanties ne tombent pas du ciel : elles découlent du droit européen sur les congés payés, que les employeurs publics ont longtemps traîné des pieds à appliquer………

Temps partiel thérapeutique : ce que le décret du 29 juillet 2026 change vraiment. Décret n° 2026-705 — applicable depuis le 1er août 2026

CONGÉS D’ÉTÉ : CONNAÎTRE SES DROITS, C’EST MIEUX PARTIR !

Ce que le décret du 29 juillet 2026 change vraiment !

Présentée comme une simplification, cette réforme place votre reprise à temps partiel sous le contrôle de l’administration. SUD fait le point, sans langue de bois.

Ce qu’on a perdu : 
Jusqu’ici, le certificat de votre médecin traitant suffisait : l’agent·e était placé·e en Temps Partiel Thérapeutique (TPT) pour les trois premiers mois, sans instruction préalable de l’employeur. C’est terminé.
Désormais, toute demande passe par une procédure d’instruction : l’administration examine, peut solliciter un avis médical, et peut refuser.
Ce qui relevait de votre médecin relève maintenant aussi de votre employeur.

Qui est concerné ?

Le texte couvre titulaires, stagiaires et contractuel·les des trois versants de la fonction publique. Le TPT reste un outil de reprise ou de maintien dans l’emploi pendant les soins, mais son accès est désormais conditionné à une décision administrative.

Les nouveaux délais : ce qu’ils signifient concrètement